Bienvenue sur ces pages . Ici nous allons partager des questions et des réponses, j'espère vous donner les clés pour mieux aborder votre rééducation orthoptique sans me substituer aux thérapeutes auxquels on vous aura confié.La lecture des articles et des échanges ne doit pas vous faire oublier l'impératif de la consultation chez votre médecin ophtalmologiste et les dialogues indispensables avec votre opticien. Ces spécialistes dont l'orthoptiste fait partie, sont là pour vous aider à surmonter les troubles de votre vision. J'espère que mon expérience de bientôt 30 années d'orthoptie vous sera bénéfique.
une approche sensible et intelligente de vos problèmes oculaires avec Cathy LAMOUROUX rejoignez-la sur son site
Vous avez eu une prescrition de prismes auto-collants ou PRESS ON NE LES JETEZ PAS portez les plutôt à votre orthoptiste qui pourra les utiliser pour faire des essais

les pages textes

ces textes se lisent avec les lunettes rouge et verte


La quarantaine c’est pas facile.On peut s’imaginer …à part.Se dire que l’on se contamine à causer avec des vieillards.Faut-il fréquenter la jeunesse pour ne pas se flétrir trop tôt?Éviter les excès de fesses ?Se la jouer…. « Moderato » ?On peut s’imaginer malade, empoisonné par les années,se sentir par trop vulnérable,pleurer sur notre peau ridée.
Se dire que ce cap que l’on passe nous transforme en pauvre marin. Mais faut pourtant que ça se fasse,bon an… mal an …vieillir demain! Allez au diable les vieux sages,ceux qui tournent et tournent en rond.Les oiseaux de mauvais présage les amis de contre façon…Ta quarantaine sera merveille
Elle te réchauffera le cœur. Des amis,de bonne s bouteilles, de longues nuits à ciel ouvert !Des lits où le corps se naufrage, mais où il est doux de rester. On te souhaite mille personnages de vivre heureux
mais… pas masqué De faire de ces jours qui arrivent ,de toutes ces soirées à rêver les pages de ton Bateau Ivre...De belles Arches de Noé

Au bord de la rivière, une vieille mégère regardait en colère sa vie qui s'écoulait. De fiel en pesticide, elle avait fait le vide dans ce courant stupide qui la fuyait. Sacrifiant les autres, elle maudissait leurs fautes, près d'elle nul apôtre ne veillait sur ses nuits. Alors voulant savoir où allait ce miroir, elle glissa dans le noir ... sans bruit. Mais aucun rond dans l'eau ne troubla le ruisseau pour montrer aux roseaux qu'une vie se perdait. Et la vieille mégère du fond de la rivière pleurait sur sa colère et se noyait.




une boutique obscure, un crane dégarni sont de mauvaises augures pour ce qu'il a choisi . Noël dans sa vitrine prend un regard miteux, la guirlande serpentine guinche une fois sur deux! Je reluque, inquiète, les dames installées, bigoudis sur la tête, pour se faire relooker. En voilà une qui sort, manteau gris à chevrons!Vague lueur bleutée des boucles sur le front! je me lance, tant pis, je franchis le seuil .Le torse en arrogance, il s'avance et m'accueille. "Est-ce que je peux rester?" dis-je timidement "Qu'est-ce qu'on fait?" Qu'il me dit, le regard insolent! Il est coiffeur ? cet homme-là ?
C’est trop tard pour m’enfuir, je limite les dégâts "juste un brushing, je ne les coupe pas" Visiblement déçu et un poil agacé il me désigne un siège… où je vais me poser.
Une petite s'avance, un drap blanc à la main, es hanches dandinant sur chewing américain, m'entoure d'une serviette…elle veut m'étrangler ? Me bascule la tête, j'ai la nuque coincée! Frottant avec vigueur, mon crane chevelu elle s’inquiète, trop tard, de la chaleur du flux.
Et moi trop occupée à m'éponger les yeux, lui dis « ça va très bien » ça pourrait aller mieux! LUI a pris les ciseaux, "je ne les coupe pas!" "J'égalise la nuque, ça ne se verra pas!" Et avant que j'aie pu émettre un léger « non »!
Je me trouve bloquée, le nez sur le menton . Oubliant les cheveux qui harcèlent mon cou, il s'arme d'une brosse et me donne des coups , les frisottis laqués, la raie sur le côté, Il
admire son œuvre… je suis pétrifiée! et pour mieux m'achever il me tend un miroir ! je me voyais de face, de dos il faut me voir ! les larmes au bord des yeux, je souris malgré moi « Je suis très satisfaite »... "je veux rentrer chez moi! J’étrenne avec regret la fente du cochon ,perçoit un grand merci lancé à l'unisson. Je rase comme un voleur les murs de cette rue arborant malgré moi ce casque qui me tue! courir dans l'escalier, éviter le miroir, plonger désespérée ma tête dans la baignoire ! et presque soulagée, les cheveux dans les yeux
voir mon rimmel pleurer, mais être presque mieux! au diable la morale j’affirme sans façon que je haie tous ceux-là qui taillent sans raison . Je rêve de tenir ciseaux et sécateurs et lancer une armée à la tête des coiffeurs!





Implacables chiffres qui n'oublient rien du premier au dernier jour.Armés de + de - ils se partagent,se multiplient, hantent notre vie.Ils sautent de seconde en minute,deviennent heure et puis année,espionnent notre compte en banque,se glissent parmi les ingrédients de nos recettes,faux amis de notre apparence, ils trahissent nos "trop" ou nos "pas assez",au stylo rouge dans la marge ils sanctionnent nos efforts d'écoliers,en ligne blanche sur nos routes ils "kilomètrent" ce qui nous sépare,et pour mieux nous confondre ils sautillent en boules multicolores dans le fol espoir d'une hypothétique fortune ... alors, sans doute pour se faire pardonner d'être ainsi,malgré eux,les témoins de l'inexorable,en habit de coton,d'argent,et d'or,ils témoignent des amours longues, des amitiés sincères. 








Nini est très gentille et pourtant à l'école , tout le monde la surnomme: "Nini pot de colle"."et donne-moi la main, et donne-moi le bras" elle vous attrape toujours et ne vous lâche pas. " je veux jouer toute seule" lui crie Marie fâchée," je m'en fous" dit Nini " je veux pas te lâcher".Alors tous ses copains ont eu l'idée un jour, pour s'en débarrasser, de lui jouer un tour..."salut" lui dit Angélique un matin , " je vais te présenter à mon meilleur copain"Elle voit arriver un gros garçon bien gras qui mange un gros beignet en se léchant les doigts."bonjour" dit gros Bébert " tu veux de mon beignet? je te trouve jolie je veux bien partager""ah! non" répond Nini " tu es bien trop cochon et d'abord essuie-toi, tu en as plein le menton". Mais avant que Nini est reculée d'un pas gros Bébert la soulève et la serre dans ses bras... "lâche-moi, lâche-moi" crie Nini dégoutée "ah! non" répond Bébert " je veux plus te lâcher"
Et depuis ce jour là, plus jamais à l'école, on n'entendit crier la "Nini pot de colle".